Age : 95 Inscrit le : 10 Aoû 2005 Messages : 5261 Localisation : Intra Muros Emploi : Proooof le plus souvent Etudes, Loisirs ou Autre : Je t'en pose des questions ?
Sujet: Re: des phrases choc Dim 20 Avr 2008 - 21:12
Encore ! _________________ L'homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens : et bien sûr, aussi longtemps que vous regardez vers le bas, vous ne pouvez voir au dessus de vous. C.S. Lewis. http://letrouble.fr/joomla/
Fatal Titigre Super Modo
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Sujet: Re: des phrases choc Sam 26 Avr 2008 - 0:26
toujours GG dans la section "Médialectes":
"Inanité. Méd. pour inanition: "Je voudrais pas mourir d'inanité"; beaucoup, pourtant, encourent cette sanction, sévère mais juste." _________________ "choper Kevin" --> you ouine.
Fatal Titigre Super Modo
Age : 78 Inscrit le : 21 Juin 2005 Messages : 7173 Localisation : ... dans la nature.
et allez, c'est la fête, un petit GG du soir avant de m'affaler (vous le dites si vous en avez marre de GG):
"Sortir. "Untel a sorti un bouquin": méd. pour "Untel a publié un livre". On sort un bouquin comme on sort son chien, parfois avec le même effet." _________________ "choper Kevin" --> you ouine.
Reine de Saba Modo
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Sujet: Re: des phrases choc Mar 29 Avr 2008 - 11:37
eh oui toujours! c'est ma petite lecture du soir (les autres lectures sont pour le boulot et c'est achement moins funky) mais j'en lis peu à la fois donc ça va durer! j'espère que ça rend GG plus aimable à ceux qui voulaient lui mettre des mandales. _________________ "choper Kevin" --> you ouine.
satiel Niveau F
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Sujet: Re: des phrases choc Mar 29 Avr 2008 - 13:01
Bon, je vais donc devoir me débrouiller pour le lire, ça devient trop tentant...
En fait, ça ne m'étonne pas de lui : j'ai souvent senti un fort potentiel comique chez GG, même dans des textes en apparence plus sérieux. (Je me souviens par exemple de quelques passages agréables et assez drôles dans Palimpsestes)
Reine de Saba Modo
Age : 30 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 10136 Localisation : Old Orléans Emploi : Gardienne de troupeaux d'élèves indisciplinés Etudes, Loisirs ou Autre : Chasse au mister Big
Sujet: Re: des phrases choc Mar 29 Avr 2008 - 13:08
satiel a écrit:
Bon, je vais donc devoir me débrouiller pour le lire, ça devient trop tentant...
En fait, ça ne m'étonne pas de lui : j'ai souvent senti un fort potentiel comique chez GG, même dans des textes en apparence plus sérieux. (Je me souviens par exemple de quelques passages agréables et assez drôles dans Palimpsestes)
Vraiment, je te conseille cette lecture ! ça se lit facilement, comme c'est sous forme de dico on peut fragmenter la lecture, et c'est vraiment très très drôle ! _________________
Fatal Titigre Super Modo
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Sujet: Re: des phrases choc Lun 12 Mai 2008 - 23:18
texte-choc sur la chasse à l'opossum de Wilde offert par Thalie. il est clair que le Grantrois s'y apparente.
Cependant, la, nuit était venue ; le disque brillant de la lune s’élevait à l’horizon, et le bois ou nous étions campés était plongé dans un délicieux silence.
Robert, secouant les cendres de sa pipe, se leva.
- Allons, en chasse, voici l’heure.
- Comment, en chasse ? C’est donc la nuit ? ...
- Certainement, l’opossum est un noctambule, il ne sort de sa retraite que le soir ; toute la journée, il dort et se repose de ses pérégrinations de la nuit.
Robert siffla les chiens, donna ordre à un des bushmen de rester avec le nègre à la garde du bivouac, et, accompagnés de l’autre homme, nous partîmes sous bois. Devant nous, Néro et Trim quêtaient au pied des grands arbres, flairant le sol et promenant leur museau noir sur l’écorce lisse des eucalyptus.
- Tu sais, me dit Robert, qu’on ne tire l’opossum qu’à balle, pour endommager la peau le moins possible. Maintenant, silence, suivons les chiens.
Depuis un instant, Trim et Néro quêtaient avec plus d’ardeur. Néro, surtout, montrait des signes évidents de satisfaction, à en juger du moins par la façon violente dont il agitait la queue ; après avoir plusieurs fois contourné un gros tronc, lisse et uni jusqu’à plus de quinze mètres du sol, où une grosse branche formait la fourche, il s’arrêta résolument, le nez en l’air, les oreilles ramenées en avant, immobile ; ses yeux, qui brillaient dans l’ombre comme des escarboucles, étaient fixés sur la maîtresse branche. D’un doigt, Robert m’indiquait un point fort confus, et me faisait signe de tirer.
- Je ne vois rien, murmurai-je.
- Là, me dit-il.
Et il me montrait toujours la fourche de l’arbre.
Impatienté sans doute par mon peu de perspicacité, il haussa dédaigneusement les épaules, et, ajustant l’endroit qu’il m’avait désigné, fit feu.
Un animal de la taille d’un gros lièvre tomba au pied de l’arbre ; il n’était pas tout à fait mort et s’agitait violemment sur le sol ; Néro s’approcha, mais il se tint à distance respectueuse ; moi ; je me précipitai pour ramasser la victime.
Robert me retint.
- N’y touche pas, cria-t-il ; tu te ferais couper la main ; l’opossum a des dents terribles. Vois, Néro n’ose le prendre.
Enfin, la pauvre bête rendit le dernier soupir, et Robert la remit aux mains du bushman, puis nous continuâmes notre chasse.
J’avoue que j’étais un peu confus de ma maladresse. Tout en avançant sous bois, je me promettais d’y voir plus clair une autre fois. Dès que je voyais Trim ou Néro s’arrêter au pied d’un arbre, j’écarquillais les yeux et j’avais si grande envie d’apercevoir un opossum blotti sur une branche, que, la fatigue et le désir aidant, j’en voyais maintenant où il n’y en avait point.
Tout absorbé dans mes recherches, je marchais lentement, et mes deux compagnons m’eurent bien vite dépassé ; les chiens, qui sans doute me jugeaient un trop piètre chasseur pour rester à mon service, avaient suivi Robert et le bushman, et je continuais d’avancer le nez en l’air.
Enfin, il me sembla bien distinguer quelque chose se mouvant à l’extrémité d’une branche qui s’étendait perpendiculairement et allait rejoindre un vieil arbre mort, dont la cime était brisée ; je regardai encore quelques instants, et, ma foi, à tout hasard, j’ajustai l’objet et je fis feu.
Rien ne tomba ; mais je ne vis pas fuir l’animal.
- Allons, me dis-je : je vois des opossums ou il n’y en a pas.
Et j’allais m’éloigner quand il me sembla apercevoir un corps suspendu à cette même branche.
J’appelai Robert, et lui contai ma surprise. Il me regarda en riant.
- Mais tu l’as tué, me dit-il ; seulement, il n’est pas tombé ; il a pu s’accrocher au rameau par la queue prenante dont la nature l’a doué, comme certains singes, et il est là pour longtemps.
Un instant, je pensai que Robert se moquait de moi ; mais il fallut bien me rendre à l’évidence : un rayon de lune éclairait maintenant en plein la place où nous étions, et je distinguais parfaitement ma victime suspendue par la queue, la tête en bas.
Robert riait de mon air déconfit.
- Allons, mon bon, ne te désole pas, nous l’aurons, ton opossum.
[...]
J’en étais là de mes observations, quand Robert vient me rejoindre.
- Regarde un peu la mâchoire de cette bête, me dit-il et tu verras, si j’avais raison de te mettre en garde contre ses morsures.
Je remarquai, en effet, que, pour sa taille, l’opossum est doué d’une mâchoire puissante et solidement constituée : les dents sont nombreuses, celles de devant longues et acérées et très capables de faire au chasseur imprudent de cruelles blessures.
- Vois-tu, mon cher, cet animal est d’un naturel très doux ; mais il est comme beaucoup d’autres : quand on l’attaque il se défend ; blessé et acculé, il se sert des armes que la nature lui a données et joue consciencieusement, des dents et des griffes ; quand ils le prennent vivant, les indigènes savent ce qui leur en cuit. _________________ "choper Kevin" --> you ouine.
Fatal Titigre Super Modo
Age : 78 Inscrit le : 21 Juin 2005 Messages : 7173 Localisation : ... dans la nature.
Sujet: Re: des phrases choc Mer 4 Juin 2008 - 0:03
GG est toujours là:
"Professeurs: A un cinquième, en cinquième, on prêtait des bourdes qu'il n'avait sans doute jamais produites, et qui font sans doute partie du répertoire potache universel, comme ce centon qui m'en reste: "J'en vois qui ne sont pas là. Ca vous amuse de vous amuser? moi pas. Le premier que je prends à sortir le dernier, j'en prends dix au hasard et je vous colle tous. C'est un monde ça: dès que j'ouvre la bouche, il y a un imbécile qui parle!"". _________________ "choper Kevin" --> you ouine.